note calliopé : rien à voir mais hier je me suis acheté un tricorne, vous savez ces coiffes qui font style ancien régime? non...vous voyez pas? Comme dans le pacte des loups! non...toujours pas... Comme Johnny Depp dans pirates des caraïbes ! Ah ! si maintenant vous voyez ! XD En fait il n'est pas exactement comme le sien...je le voulais en cuir à l'origine mais trop difficile à trouver alors j'en est un noir pas trop grand (oui parce que je compte le mettre comme chapeau de tout les jours) Mais pourquoi je vous raconte ma vie moi... surtout que ce sont les lignes du dessous qui vous intéresse je crois lol
Allez Enjoy !

vous êtes perdu? Pas panique !
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Migraine part I


Edelweiss avait aménagé depuis quelque mois une petite bibliothèque et de temps en temps elle venait dans cette petite pièce s’isoler pour lire tranquillement des poèmes ou d’autres formes de littératures. Cela ne plut pas trop à Edelweiss de savoir Hédopian dans cette pièce si intime. C’était le seul endroit qui était emprunt de sa personnalité est bien évidemment, la pièce était constamment en désordre.
En ouvrant la porte elle trouva Hédopian assis en tailleur au milieu de ce capharnaüm de livres, un ouvrage à la main.

- Tu es incorrigible Edelweiss, dit l’empereur avec sa gentillesse habituelle. Tu n’es jamais là quand l’on te cherche, tu aimes bien te faire désirer.

Elle s’inclina trois fois, bien qu’elle sente une petite douleur dans son bas ventre.

- Que cherchez-vous ici ? Ce n’est pas vraiment une pièce pour vous recevoir.

- Oh je le vois bien ! Dit-il en riant. Mais comme j’ai pensé que l’on mettrait un temps fou à vous retrouver je me suis mis à la recherche d’un livre intéressant à lire et c’est comme ça que je suis tombé sur votre... jardin secret si l’on peut dire. Je ne savais pas que vous aimiez à ce point la lecture ?

- Oh bien c’est parce que, en ce moment j’ai beaucoup de temps libre...

Edelweiss vit l’empereur froncer les sourcils, elle avait fait une insinuation un peu trop évidante sur le fait qu’il l’a délaissé.

- Si j’ai beaucoup de temps libre c’est parce que je suis enceinte et donc que je dois beaucoup me reposer, reprit-elle pour essayer de calmer son humeur.

- Tu as de drôle de lecture quand même. Dit-il en prenant une pile de livre. Chronique de l’Empire : règne d’Hédopian III de 1006 à 1020, Les raisons de la conquète du Haut continent trois siècle avant l’Implosion, ou encore Mémoire de guerre du Général Ishir sur les années 1007-1015. Sérieusement Ishtasma, Ca t’intéresse vraiment tous ça ?

« Bon sang ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir inventer ? S’interrogea Edelweiss » Elle savait qu’elle ne pouvait pas lui dire la vérité. Elle ignorait la réaction d’Hédopian si elle lui disait qu’elle avait demandé à Pushishan de lui faire une compilation de livres sur la généalogie de cette dynastie et plus précisément sur la période qui avait suivit l’intronisation d’Hédopian sur le trône. Elle avait à peine commencée ses recherches et elle risquait de voir ces livres confisqués si elle ne lui donnait pas une bonne justification.

- Oui ton règne m’intéresse. Dit-elle avec le plus de sincérité possible.

« Hum... il n’a pas l’air très convaincu... Pensa t-elle. »

- Si tu le dis, soupira t-il en se relevant. Mais ne te rempli pas la tête inutilement la tête avec tous ses choses, je n’aimerai pas que tu deviennes une femme intellectuelle.

« Tiens ! C’est la première fois que je remarque qu’il n’aime pas que son entourage soi trop cultivé songea Edelweiss » Elle l’emmena dans un salon plus agréable et lui servit un thé brûlant. Comme toujours, il avait le regard constamment tourné vers l’extérieur. Mais ce jour-là, Edelweiss perçut une atmosphère tendue entre eux, personne ne parlait. Seule les pincements harmonieux d’une cithare brisait le silence.

- Est-ce que tu veux jouer à une partie d’échec ? Proposa t-elle.

- Non dit-il froidement. Je sens que la partie va durer toute la nuit et je n’ai pas prévu de rester.

- Ah vraiment... murmura t-elle sans cacher sa déception et se demandant alors pourquoi il était venu.

Soudain Edelweiss remarqua qu’il n’arrêtait pas de se masser la tempe. Avait-il la migraine ?

- J’étais juste venu prendre des nouvelles du bébé et aussi...ah  oui ! Ça me revient ! S’exclama Hédopian distraitement.  Je devais aussi te dire que je t’autorise à recevoir une visite demain midi.

- Une visite ? Mais de qui ? Je ne connais personne à l’extérieur du Harem.

- Tu es sûr ? ce n’est pas ce que m’a dit le seigneur Oowatie...

- Seigneur Oowatie ! Bon sang... ça fait tellement longtemps ! Ce sera un immense plaisir de le recevoir.

Au moment où Hédopian se leva, un esclave coulissa la porte pour lui permettre de sortir, Edelweiss le retint en posant sa main sur son épaule.

- Tu ne demandes pas des nouvelles du bébé ? N’était-ce pas pour ça que tu es venu me voir ?
Hédopian la regarda un long moment comme s’il ne comprenait pas de quoi elle parlait, puis son regard s’apaisa et il lui dit en souriant.

- Comment va l’enfant ? Latiouna a t-elle dit qu’il se portait bien ?

- Oui très bien, murmura t-elle intrigué par son manque d’attention flagrant à la conversation.

- Repose toi et ne fais pas de chose qui pourrait mettre en danger l’enfant, d’accord ? Dit-il avant de rentrer dans un palanquin doré qui l’attendait à l’entrée.

- Oui, oui, je serais sage... Répondit-elle à voix basse alors que le palanquin avait déjà atteint la grille de sa demeure.

- Vite au Palais des Songes ! Ordonna Hédopian à sa garde personnelle.

« J’avais promis à Aïshna de passer la nuit avec elle... tant pis pour elle... J’ai trop mal au crâne... il faut que cela cesse maintenant ! »
Conformément à sa demande, Hédopian fut déposé à l’intérieur de son palais en un temps records de six minutes. À peine eut-il posé le pied dans ses salons qu’il fut saisit d’une sensation glaciale qui l’envahit jusqu’au plus profond de ses entrailles.

- Adgar !  Je sais que tu es là ! Hurla à plein poumon Hédopian.

Il écouta sa propre voix se répercuter dans le haut plafond du salon.

- Sa majesté me semble de bien mauvaise humeur ce soir, répondit une voix particulièrement placide et provenant des quatre coins de la pièce en même temps. Je me demande bien ce qui a bien pu la contrarier...

- Ne joue pas avec moi Adgar ! Tu sais très bien ce qui se passe ! Viens ici immédiatement !

- À vos ordres, répondit la voix d’un ton ironique.

Hédopian leva la tête est découvris Adgar assis jambes croisées au sommet d’une étagère. Ce dernier se laissa tomber avec grâce des trois mètres de hauteur qui le séparait du sol et atterrit sans un bruit en face de l’empereur. Hédopian ne soutint pas longtemps le regard impénétrable de l’immortel et alla s’asseoir derrière son bureau. Adgar disposait d’une palette d’expression plus étendue que la plupart des hommes ce qui rendait la plus part du temps ses expressions faciales trop subtiles pour l’intelligence humaine. À force de le côtoyer, Hédopian en avait déduit que le meilleur moyen pour converser sur un pied d’égalité, sans être pris au dépourvu par ce visage, était de ne pas trop chercher à le regarder droit dans les yeux.

- Je t’ai appelé Adgar, parce que je veux que tu trouves un moyen de faire définitivement cesser ces migraines infernales. C’est la troisième crise en moins d’un mois.  Je ne sais pas comment lui arrive à le supporter mais moi ça me rend fou. C’est comme si un étau se resserrait autour de mes tempes.

- Prince Divin... Je crois vous l’avoir déjà expliqué mainte fois. Votre propre douleur n’est que mentale, le seul qui ressent la vraie souffrance au moment où je vous parle est votre frère. Il n’y a aucun moyen pour combattre l’empathie que vous ressentez pour lui. La seule chose qui puisse atténuer les effets de l’empathie est l’abstraction. Mais la capacité d’abstraction est une qualité rare chez les humains qui nécessite beaucoup de concentration et de volonté. Or Majesté, vous n’êtes pas prédisposé à cette capacité, à l’inverse vous vous laissez totalement submergé par ses émotions au point d’être convaincu qu’elles sont les vôtres...

Hédopian se prit la tête dans les mains, tant la douleur était atroce. Adgar l’observa sans bouger. Soudain l’empereur éclata de rire et renversa dans un effroyable fracas les vases de porcelaines et autres œuvre d’art qui décoraient son bureau.

- Qu’en est-ce que vous comprendrez que l’existence de Sokusaï n’a aucune signification à mes yeux ! Qu’il vive où qu’il crève ne m’intéresse pas ! S’écria Hédopian hors de lui.

- Ce n’est pas ce que montre votre comportement... murmura Adgar.

Hédopian prit un temps de repos avant de répondre, sa fureur lui faisait dégager une trop grande énorme quantité d’énergie.

- Non attends... à la réflexion tout serait plus simple s’il était mort... mieux encore s’il n’était jamais né ! Dit-il en ayant brusquement reprit une voix posée.

Adgar retira un morceau de porcelaine qui s’était enfoncé de cinq centimètres dans son cou. « Il y a parfois du bon à être immortel, songea t-il »

- Tuer Moon Sokusaï ? Pourquoi pas. Je ne pense pas qu’il s’y opposerait. Il a toujours été un bon garçon obéissant, déclara Adgar non sans se départir d’une pointe de nostalgie. Mais... Le problème est de savoir si vous, vous le supporterez.

À ses mots, l’immortel avait pointé du doigt l’empereur. Hédopian une nouvelle fois éclata de rire.

- Je ne pensais pas que Sokusaï manquait autant que ça à Ange ? Mais arrêtez de vous bercez d’illusions. Il ne pourra plus jamais revenir sous votre contrôle, c’est de l’histoire ancienne... Et justement en parlant du passé.

Hédopian tendit sa main paume ouverte à l’immortel.

- Je sais que tu as le pouvoir de lire le passé. Je t’offre la possibilité de modifier le mien, tu feras en sorte que Sokusaï meurt avant même de naître.

- Je comprends maintenant pourquoi vous m’avez appelez moi et non Nicéphocle. Mais modifié le passé est bien plus dangereux que modifier le futur. Le moindre changement, aussi insignifiant soit-il aura des conséquences sur votre présent. Et pour être tout à fait franc avec vous, je ne crois pas que vous seriez empereur dans ce présent-là. Car que vous le vouliez où non, vous et votre jumeau êtes dépendants l’un de l’autre.

Le regard que lui lança Adgar à cet instant était si troublant qu’il plongea l’empereur dans une angoisse glaciale.

- Prince Divin... Un homme puissant sans arme ne vaut pas plus qu’un faible dans ce monde. Et à quoi servirait l’arme la plus redoutable sans un maître à sa mesure ?




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note : alors moi qui déteste écrire en rime d'habitude...les phrases sont sortis toutes seules lol, j'ai même dû parfois me forcer à écrire en vers libre parce que parfois les phrases me venaient sans réfléchir  en alexandrin XD


Apocalyptica : Fade to black


Délire estudiantine...

Au gré de mes pensées, étranges, insaisissables
Les mots inondent le papier
Comme un flot impétueux, insassiable
Ils guident ma main comme un navire de guerre
Voguant sur l'encre noir...les voilà parti en mer !

***

Tantôt sérieuse, tantôt frileuse
Je m'attaque à cette tâche hasardeuse
Qu'est l'art de disserté et du "bien savoir parlé"
Aujourd'hui je serais une fille bien rangée
Le genre de celles qui ne sont pa paresseuse
Oui voilà c'est ça ! Un non-moi...

***

Je tricote un long et vaste projet
que tu peux renommé l'art de s'évader
De la laine pour la matière...Vite fais moi une corde !
Qu'il me tarde de quitter la tour d'ivoire
hors de moi, hors de mes geôles illusoires

***

A Dauphine comme à Beaubourg
Je m'en vais rejoindre mes semblables
Bétails hébétés dans l'antre du savoir
Nous n'en sortirons que la nuit
le mentale vide et la tête bien rempli

***

Au gré du vent, je vogue, je vogue
Dans l'océan de mes délires j'apprend doucement
je navigue sans peine aux milieux des tourments
Le savoir comme cette mer, immence, béant...

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Naître et n'être que mère


Edelweiss prit une profonde inspiration, et partit en courant. Quand elle se sentit prête elle enchaîna une roue suivit d’un salto avant. Elle fit une pause de quelque seconde pour reprendre son souffle puis elle exécuta une souplesse arrière. Mais au moment où elle se releva pour reparti sur un autre salto, elle fut prise d’un vertige lancinant et se réveilla quelque seconde plus tard sur le sol. Affolées, ses servantes avaient accourut près d’elle et l’aidèrent à retrouver ses esprits. Bien qu’Edelweiss fut dans un demi-sommeil elle entendit distinctement les commentaires des mamchies autour d’elle.

 - Imane Ishtasma a perdu l’esprit, dit l’une d’elle. Continuer à faire des acrobaties à quatre mois de grossesse c’est vouloir la mort du bébé !"

- Mais notre maîtresse est si têtue, elle n’écoute personne, répondit une autre. Peut-être devrions-nous appeler Mamchowas Latiouna, elle seule, pourrait peut-être la raisonner.

-Taisez-vous ! Aidez-moi plutôt à me relever. Lança tout à coup Edelweiss.

En fait, elle s’était levée parce qu’elle avait aperçu Aïshna au fond de la salle de danse, qui  traversait la pièce suivit par plus de vingt mamchies. Les deux femmes s’étaient regardaient pendant un temps infini, puis Aïshna avait incliné la tête avec un sourire tranquille devant la première Imane avant de poursuivre son chemin.

- Imane Ishtasma... murmura une servante d’Edelweiss.

- Quoi encore ? Répondit-elle de mauvaise humeur en regardant le dernier esclave d’Aïshna refermer la porte de la pièce derrière elle.

- Nous vous supplions encore une fois de cesser vos exercices physiques. Vous mettez votre vie ainsi que celle du bébé en danger..."

Edelweiss ignora la supplication, elle se remit en position mais une douleur lancinante l’a prit dans le bas ventre. Apparemment même son corps refusait de lui obéir. Ses mamchies la portèrent sur un sofa et lui servirent une tisane réputée pour calmer les douleurs. En s’allongeant, Edelweiss calma ses douleurs mais ne réussit pas pour autant à calmer sa propre colère.
Depuis sa plus lointaine enfance, elle avait toujours était une gymnaste, pratiquant avec passion les exercices physiques qui développaient à la fois sa souplesse et son agilité de mouvement. Et même enceinte, elle n’avait pas cessé cette passion et l’avait mélangé avec la danse traditionnelle darienne, caractéristique par les mouvements acrobatiques des danseuses. Mais au bout de quatre mois de grossesse, son corps commença à s’essouffler plus vite et les  enchaînements compliqués qu’autrefois elle accomplissait avec une facilité surnaturelle, devenait à présent de plus en plus ardus. Et cela l’a rendait nerveuse. Elle n’arrivait pas à accepter les changements physiques que lui imposait l’enfant en elle. Elle ne supportait pas d’avoir des nausées, de sentir ses jambes lourdes, d’être pris sans prévenir par la fatigue. Inconsciemment, elle cherchait à combattre l’arrivé de cet étranger en elle.

- Je commence à en avoir assez d’être enceinte, dit-elle à haute voix en finissant de boire sa tisane. Je ne comprends pas ceux qui me disent que c’est le paroxysme de l’épanouissement de la vie d’une femme. Moi je ne vois que contrainte et vomissement.

- La noble Imane  ne devrait pas dire cela, lui dit une mamchie. Lorsque vous aurez donner naissance à l’héritier du trône, tout ces petits inconvénients auront disparus.

« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à croire que je vais avoir un garçon ? Songea Edelweiss. Ils ont l’air de tous croire à cette foutue prophétie... » Peut-être était-ce l’effet de la maternité, mais depuis quelque mois la pensée d’Edelweiss était lentement devenue plus claire que jamais. Etant obligé de passer plus de temps assise et donc moins active, elle avait développée davantage sa capacité d’analyse de toutes sortes de situations. Elle avait commençé par analyser la sienne est avait finit par conclure qu’elle n’était qu’une stupide petite ingénue sans cervelle et que si un jour elle se retrouvait en présence d’un individu comme elle, elle n’aurait qu’une envie c’est de la secouer comme un prunier jusqu’à ce qu’elle accepte la réalité en face.
La première fois qu’on lui avait parlé de la prophétie sur l’empereur, elle n’y avait tout d’abord pas cru. La seconde fois elle s’était moquée des idiots qui  donnaient crédit aux superstitions, et la troisième fois elle avait prit l’hypothèse selon laquelle la prophétie était vraie et de là elle avait remarqué que le comportement de l’empereur à son égard allait de pair avec les révélations de l’oracle. Il est vrai qu’Hédopian n’avait jusque là que des filles et pour un homme vigoureux de vingt et un ans possédant un Harem, cela devenait problématique. Enfin, il était vrai que d’un point de vue strictement Darien, Edelweiss restait une barbare à ses yeux car pour lui, la Grande Calice se situait au-delà du monde civilisé c’est à dire un monde conquis par l’Empire. Difficilement elle avait finit par accepter l’idée que l’affection que lui avait témoigné l’empereur jusqu’à présent était aussi factice que l’amitié d’Onève. Et c’était sans grande surprise qu’elle avait apprit qu’Hédopian s’éloignait d’elle pour d’autres conquêtes lorsqu’il avait apprit qu’elle était enceinte. Il avait fait son devoir en tant que monarque, maintenant il pouvait reprendre sans mauvaise conscience ses habitudes volages. C’était ça qui avait le plus surpris Edelweiss, la bonne conscience d’Hédopian ! Finalement lui aussi agissait toujours comme un enfant selon ses désirs et, comme lui avait dit Latiouna, il était toujours aussi capricieux. Ah ! Et il y avait aussi cette Aïshna, cette grande beauté noire aux faux airs d’innocence ! Ces quatre derniers mois, elle avait eu une ascension fulgurante dans le lit de l’empereur au point de devenir seconde Imane. Sa soif de pouvoir ne trompait personne au Harem sauf évidemment Hédopian qui ne voyait en elle qu’un instrument de son plaisir particulièrement attirant.

- Je vais mieux ! Affirma t-elle soudainement en se levant de son sofa. Et arrêter de me regarder avec des yeux ronds comme des soucoupes ! J’ai décidé de suivre vos conseils, j’arrête toutes pratiques sportives jusqu’à la fin de ma grossesse. Je le promets solennellement.

À ses mots, ses mamchies soupirèrent de soulagement. « Voilà un souci de moins à régler » lisait-on dans leur regard.

- Bien, si on me cherche, je serais à la bibliothèque du Harem. J’ai bien envie de discuter un peu avec le professeur Pushishan.

Edelweiss se rendit effectivement à la bibliothèque et parla quelques minutes avec son ancien professeur de Lettre au temps où elle n’était encore que simple kempta.
 Malgré son caractère un peu bourru, Pushishan était un homme d’une grande culture et discuter pendant des heures avec lui de littérature était toujours un moment unique. Grâce à lui elle s’était prise d’affection pour la poésie ancienne et même si elle n’était pas capable elle-même d’en écrire, elle était sensible à ceux des grands écrivains des siècles passés.
Aujourd’hui elle n’était passée que furtivement afin de fuir la compagnie trop étouffante de ses mamchies. Elle emprunta discrètement le couloir des servantes et entra dans les cuisines du grand Harem. Il était presque la fin du crépuscule, et à cette heure où la plus part des femmes prennent leur repas, Edelweiss trouva étrange de trouver les cuisines complètement désertes « tant mieux, personne ne me remarquera se dit-elle ». Seules, les marmites bouillonnaient paresseusement sur le feu. Elle suivit à l’odeur ces délicieux effluves. A sa droite, une vingtaine de poissons fortement épicés au curry grillait sur de longues plaques de métal tandis qu’un veau entier tournait sur une broche. Elle passa entre chaque plat, piochant de temps en temps un peu de nourriture. En passant devant une des marmites fumantes, le nez d’Edelweiss reconnut immédiatement l’odeur caractéristique de la soupe de potiron. Sans chercher à combattre cette tentation, elle souleva sans attendre le couvercle de la marmite. Dans une région au climat continental tel que la Cité, acheter des potirons coûtait une véritable fortune. Or Edelweiss adorait ce légume sous toutes ses formes, aussi bien en soupe, qu’en tarte ou encore en glace ! A chaque fois qu’elle en mangeait, elle ne pouvait s’empêcher de se rappeler avec nostalgie ses années passées au couvent. En Grande- Calice, le potiron était considéré comme l’aliment des pauvres et comme le couvent ne possédait à l’époque que peu de moyen durant l’hiver, elle devait souvent se contenter de cette seule nourriture pendant toute cette période.
Le regard gourmand, elle se saisit d’une louche, prit une portion de soupe, souffla un peu dessus et porta le tout à ses lèvres. À peine sentit-elle le doux breuvage chaud couler dans sa gorge qu’une voix la fit sursauter.

- Imane Ishtasma, vous êtes vraiment incorrigible... soupira Latiouna les bras croisés. Ce n’est pas ainsi que doit se comporter la première Imane.

- Bon sang dame Latiouna, Tu m’avait fait peur ! Ne faîtes plus jamais ça ! Dit-elle en souriant.

- Et cessez de jurer noble Imane ! Vous rendez-vous compte de votre rang ? Vous vous comportez comme une enfant de quatre ans ! Je vous signale que vous allez devenir mère dans moins de cinq mois.

- C’est vrai ça ? Répondit-elle le regard espiègle. Alors il ne me reste plus beaucoup de temps pour devenir mature.

Latiouna jeta un coup d’œil circulaire pour évaluer les dégâts. Edelweiss avait englouti sur son passage trois poissons entiers, une assiette entière de gâteau au miel et le quart d’une marmite de soupe.

- Comment pouvez-vous engloutir une telle quantité de nourriture en restant aussi fine qu’une branche d’arbre ? Lui lança Latiouna consternée. Vous êtes un ogre.

- Les esclaves n’ont qu’à mieux surveiller leurs cuisines, rétorqua t-elle, j’ai trouvé la pièce complètement déserte. N’importe qui aurait pu y entrer.

- Vous n’y êtes pas du tout jeune fille. Les esclaves assignés au tâche de la cuisine sont de si basse caste que leur présence même est une offense même à votre noblesse. Dans ce lieu où aucune Imane ne met jamais les pieds, elles ont toutes détalées de la pièce et c’est affolées qu’elles m’ont prévenu de votre présence ici.

- Il ne fallait pas se mettre dans cet état pour si peu. Je suis peux être un ogre mais je ne mange pas d’être humain.

Latiouna prit la jeune fille par le bras et l’entraîna hors de la pièce. « Pour une vieille dame de soixante ans elle a une sacrée poigne se dit Edelweiss »

- Oula ! Il ne faut pas brusquer une femme enceinte non ?

- Une femme capable d’engloutir un repas pour dix n’est pas considéré à mes yeux comme fragile, marmonna la vieille Dame.

- Où m’emmenez-vous ?

 A vos appartements, l’empereur vous y attend depuis près de dix minutes.
Oh ! Mais il fallait le dire tout de suite ! S’exclama Edelweiss en partant en trombe. Il y avait si longtemps qu’il n’était pas passé la voir en privé, à peine venait-il lui dire bonjour en public. Elle arriva complètement essoufflée devant la porte de ses appartements et prit le temps de reprendre son souffle avant de coulisser la porte. Il n’y avait personne dans le salon principal, ni même dans la chambre à coucher. « Il en a peut-être eu assez de m’attendre ? »

- Majesté ?

- Je suis là. Lui répondit une voix lointaine qui provenait de son cabinet.


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souvenirs d'une vieille nourrice

Depuis quelques semaines, un lien était en train de se créer entre la première Imane et la mamchowa Latiouna. Cette dernière avait tendance à vouloir materner cette femme-enfant tandis qu’Edelweiss prenait plaisir à écouter ses conseils. En vérité, malgré la vingtaine de courtisanes qui entourée Edelweiss, Latiouna était la seule personne en qui elle pouvait vraiment avoir confiance. Pourtant en ayant été manipulée pendant plusieurs années par Onève, elle avait crut qu’elle ne pourrait plus jamais avoir confiance en quiconque, mais cette ancienne nourrice au caractère bien trempé qui n’hésitait pas à lui dire en face ses quatre vérités, l’avait immédiatement conquise. Latiouna ne faisait jamais semblant de sourire, elle ne cherchait pas à séduire par des mines agréables, et des paroles mièvreries. Elle était une fonctionnaire impériale qui avait la chance d’avoir était la nourrice de l’empereur. Et de ce faite elle était pratiquement inattaquable. Mais à l’opposé de la reine mère, elle n’abusait pas de ce privilège pour terroriser les autres et imposer son autorité. Latiouna faisait juste son travail avec efficacité.

Un jour, alors que Latiouna faisait sa visite médicale habituelle chez Edelweiss, cette dernière se permit de lui poser la question :

-         Dîtes moi Latiouna, n’avez-vous jamais rêvé d’avoir vos propres enfants ?

-         Tous les princes et princesses de ce harem que j’ai élevé, je l’ai considère comme mes enfants. Je suis heureuse quand ils le sont, je m’énerve et je les gronde lorsqu’ils font des bêtises, j’angoisse lorsqu’ils sont malades, et j’ai toujours pleuré amèrement lorsque certains sont morts. C’est pour cela que je n’ai jamais ressenti le besoin d’en avoir moi-même.

-         Combien en avez-vous élevé ?

-         Je ne pourrais pas dire avec certitude mais j’ai dû allaiter une bonne cinquantaine de nourrissons dans toute ma carrière de nourrice.

-         A quel âge avez-vous arrêté d’être nourrice ?

-         Vous me posez des questions bien trop difficiles, ronchonna Latiouna. C’était il y a plus de vingt ans... je ne devais pas avoir plus de quarante ans, je m’en souviens très bien car Medra et Moon ont été mes derniers enfants.

« Elle les appelle par leur ancien nom. Remarqua Edelweiss. Le prince Sokusaï agit aussi de même lorsqu’il parle de son frère. »

-         Comment étaient-ils lorsqu’ils étaient jeunes ? Demanda soudain Edelweiss.

Cette question, cela faisait des mois qu’elle rêvait de lui poser. Elle se félicita intérieurement d’avoir réussi à la placer dans la conversation. Elle observa l’expression du visage de la vieille dame. Elle eut l’impression que cette question avait ravivait en elle une douce nostalgie du passé.

-         C’était de très gentils garçons, dit-elle avec douceur après un long silence. Très sages et respectueux des adultes. Ils étaient inséparables, l’un sans l’autre n’existait pas. Jusqu’à leurs sixièmes anniversaires, ils ne s’étaient jamais quittés d’une semelle. Je me souviens qu’à l’époque, c’était devenu problématique dans le sens où ils n’étaient pas très communicatifs avec le monde extérieur.

-         Vraiment ?

-         Oui, à part moi, leurs professeurs et à la rigueur leur mère, ils ne cherchaient pas à parler avec les autres. Ils vivaient dans leurs propres mondes, s’amusaient ensemble à des jeux dont ils étaient les seuls à connaître les règles, allant jusqu’à inventer leur propre langage. C’était à la fois attendrissant et déchirant, car je savais que cette relation fusionnelle ne pourrait pas durer éternellement. J’essayais de développer leur goût personnel, en vain. Si l’un des frères faisait une activité sans son jumeau, il finissait par s’ennuyer à mourir. C’était vraiment décourageant. Mais je tenais vraiment à ce qu’ils apprennent doucement à vivre séparément.

-         J’ai du mal à croire ce que vous dîtes. Car on ne peut pas dire qu’au jour d’aujourd’hui, leur relation soit au beau fixe !

-         C’est parce que la séparation ne s’est du tout passé dans la douceur... Mais ne vous fiez pas aux apparences Imane Ishtasma. Malgré leurs relations conflictuelles en ce moment, je ne pense pas qu’au fond ils se détestent réellement. Je pense que leurs caractères ont évolué de telle sorte que pour éviter que l’un ne prenne le dessus sur l’autre ils sont forcés d’avoir des rapports tendus.

-         Eviter que l’un prenne le dessus sur l’autre ? Comment cela pourrait-il être possible ? Hédopian est l’empereur, il aura toujours le dessus sur le prince Sokusaï quoi qu’il en soit. Vous croyez que Sokusaï aurait l’audace de vouloir détrôner son frère ?

-         Jamais ! S’exclama vivement Latiouna. C’est parce que vous connaissez mal le prince Sokusaï que vous dîtes de telle énormité. Non, le véritable problème avec Moon c’est qu’il est un génie.

-         Un génie ? Répéta Edelweiss surprise.

-          Je vous ai dis tout à l’heure qu’enfant ils étaient inséparables, mais cela ne voulait pas dire qu’ils avaient le même caractère. En vérité ils étaient assez antagonistes mais leurs différences les rendaient complémentaire. Medra était le plus turbulent. Tout jeune déjà il était impatient, coléreux, il ne tenait jamais en place et bien sûr il n’en faisait qu’à sa tête. Ca n’a d’ailleurs pas vraiment changé depuis... Marmonna Latiouna. Quant à Moon à première vue, on avait l’impression qu’il était complètement inhibé par le fort caractère de son frère. Il ne se mettait jamais en avant, parlait peu, et rougissait à chaque fois qu’un étranger s’adressait à lui.

-         Ca aussi j’ai du mal à le croire, lança Edelweiss en fronçant les sourcils. Je trouve étonnant qu’un homme comme lui soit capable de ressentir la moindre émotion. On devrait essayer de le disséquer pour vérifier si son cœur n’est pas en pierre.

A ses mots, Latiouna eut une réaction étrange. Elle fixa silencieusement  Edelweiss avec une expression indéchiffrable alors qu’elle s’attendait à être réprimandée.

-         Tout ca ce n’est que façade. Continua Latiouna. Il a toujours été doué pour jouer la comédie et ce n’est pas son unique talent... Je vais vous raconter une anecdote et vous comprendrez mieux. Cela c’est passé dans cette pièce même puisque vous vivez dans les appartements des Imanes. Les jumeaux n’avaient que deux ans et à l’époque La reine mère n’était encore que troisième Imane. Déjà elle avait ce souci maladif du pouvoir. Malgré sa position, elle régnait déjà en reine sur le harem. C’était donc une période où elle n’avait pas de temps à perdre avec ses enfants. Et après tout il y avait des tas nourrices pour s’en occuper n’est-ce pas ?

Edelweiss ne put s’empêcher de sourire, elle adorait le cynisme de la vieille dame. À force de la fréquenter, elle avait deviné à quel point Latiouna haïssait la reine mère.

«  J’ai donc eu la chance d’être choisie  pour veiller à leur éducation et à leur santé dès leur naissance. Mais la reine mère Trixie et moi avions de nombreux différents en ce qui concerné l’éducation à leurs donner. Nous avions souvent de nombreuses querelles et un soir l’une de nos disputes se prolongea très tard dans la nuit jusqu’à que folle de rage, Trixie avait violemment claqué la porte de la pièce en jurant d’obtenir ma pendaison. J’ai vraiment cru à cet instant que s’en été finit de moi, que j’allais payer pour ma trop grande franchise. Epuisée, je m’étais rendue dans la chambre des enfants pour les regarder dormir pour la dernière fois. J’étais aussi contrariée de ne pas leur avoir lu une dernière aventure des héros de la mythologie darienne comme j’en avais l’habitude avant le coucher. Mais alors que j’approchais de la porte de la chambre j’entendis la voix pure et claire d’un garçon raconter une histoire. En coulissant silencieusement la porte, je découvris Moon accroupis, un livre deux fois trop grand pour lui sur ses genoux. Il ne se contentait pas de déchiffrait les écritures, non seulement il lisait avec aisance mais il y mettait naturellement le ton comme un acteur de théâtre. Medra été allongé juste à côté, le pouce encore dans la bouche, il était littéralement envoûté par l’histoire de son frère.  « Moon ! M’étais-je exclama en coupant sa lecture. Mais qui  t’a appris à lire ? ». Effrayé, il avait refermé d’un coup sec le grand livre, persuadé d’avoir fait une bêtise.  « Vas-tu me répondre ? Qui t’as appris à lire ? » Au bout de dix minutes il me lâcha en ayant repris les intonations enfantines de sa voix «personne... ». Pendant les jours qui suivirent, j’eus beau me renseigner auprès de tous les serviteurs en contact avec lui, personne ne lui avait instruit la lecture. Certains racontèrent l’avoir vu quelque fois feuilleter des livres mais ils avaient tous crus qu’il ne faisait que regarder les images, personne n’avait remarqué que cet enfant de deux ans était en train de lire.

Edelweiss haussa un sourcil.

-         Savoir lire à cet âge je suis d’accords que ce n’est pas banal mais ça ne fais pas de lui un génie. Dit-elle sévèrement. Disons que le terme le plus approprié serait de dire qu’il était assez précoce.

-         Imane Ishtasma ? Coupa brutalement la vieille dame d’une voix autoritaire.

-         Oui, Dame Latiouna.

-         Ai-je l’habitude depuis que vous me connaissez d’avoir une seule fois dit quelque chose en l’air sans mesurer le poids de mes mots ?

-         Euh... non, reconnut Edelweiss un peu intimidée.

-         Je vais vous dire aussi votre plus grand défaut jeune fille, acheva Latiouna. Vous êtes la fille la plus naïve qu’il m’a été donné de rencontrer. Ne le prenait pas mal mais vous vous laissez toujours avoir par les apparences et dans la Cité c’est un défaut qui ne pardonne pas. Si vous n’apprenez pas à être plus méfiante vous serez toujours le jouet des autres. Et si un jour vous avez affaire à un caméléon comme Moon Sokusaï, il y a de forte chance que vous tombiez dans son jeu comme y est tombée tout le monde alors qu’il n’était encore qu’enfant. Celui des deux frères qui paraissait le moins extraverti été en fait celui qui savait en réalité déjà lire, écrire, compter et maîtrisé trois langues parfaitement.

Edelweiss resta abasourdi par ces paroles. Il était vrai que tout ce que disait Latiouna  été d’une objectivité effrayante. Et maintenant qu’elle y songeait, le prince Sokusaï était naturellement doué pour la calligraphie et toute forme d’art. C’était dur à reconnaître mais c’était la vérité, dans tous les sens du terme il était quelqu’un hors du commun, tout ce qui émanait de sa personne était hors norme.

-         Mais pourquoi est-ce un problème qu’il soit un génie en fait ? Demanda Edelweiss en essayant de cacher sa vexation d’avoir été qualifié de naïve.

-         Parce que depuis sa naissance, il a été désigné pour être le cadet. Tout à été arrangé par sa mère pour qu’il apprenne à respecter Medra, qu’il lui témoigne de la soumission et de l’obéissance. Or celui qui excellait toujours dans toutes les disciplines, et qui en plus avait une influence sur son frère c’était Moon. Celui qui était censé obéir était en réalité celui qui dominait son frère. Mais le pire c’était que Medra admirait profondément son frère, à tel point qu’il le voyait comme son modèle...

-         Il y a quelque chose que je ne comprends pas, dame Latiouna. S’ils sont nés le même jour au même moment. Sur quel critère se sont-ils basés pour désigner un aîné et un cadet ?

-         C’est d’une simplicité enfantine. Medra est né trois minutes avant Moon, il fut donc décrété l’aîné. Mais ce n’est pas tout à fait comme ça que Medra est devenu empereur, c’est bien plus compliqué. Car quand lui et son frère sont venus au monde, leur père l’empereur Jyotipradesh, était déjà vieux et malade. Il avait déjà eu avant eux d’autre fils d’autres Imanes. Et ces fils-là étaient bien plus âgés(le plus vieux avait plus de trente ans si je me souviens bien) et aptes à prendre la succession. Ce qui s’est passé s’est que tous c’est princes qui se voyaient déjà roi des rois se sont fait...

Edelweiss perdit un peu le fil de la conversation. Dame Latiouna parlait en évoquant beaucoup de noms où de faits historiques qu’elle ignorait complètement. Et puis elle n’osait l’interrompre, elle avait déjà était qualifiée de naïve, elle n’avait pas envie d’être en plus qualifiée d’inculte. Elle interrompit soudain Latiouna.

-         Mais quand Hédopian est monté sur le trône, qu’est devenu Sokusaï et ses autres demi-frères ?

Latiouna se figea quelque instant avant de froncer les sourcils ce qui accentua les rides de son front. Edelweiss se rendit compte qu’elle l’avait mise de mauvaise humeur.

-         J’aime bien discuter avec vous Imane Ishtasma mais vous êtes vraiment trop bavarde à la longue. À cause de vous je vais prendre du retard dans mon travail.

La vieille dame s’inclina est sortit de la pièce en plantant Edelweiss.

-         Mais qu’est-ce que j’ai bien pu dire pour attiser sa colère ? S’étonna à haute voix Edelweiss. C’est malin ça, maintenant je n’ai qu’une envie c’est de savoir ce qui s’est passé !

 
Publié dans : Prélude du Chaos :Mon roman
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