Ca ne vous arrive jamais de penser parfois : Mais comment ai-je pu vivre tant d'années sans connaître ce chef d'œuvre? C'est exactement la pensée qui m'a traversé l'esprit lorsque j'ai terminé le trente-deuxième tome du manga Berserk.


Dans ce monde, la destinée de l'homme est dirigée par une entitée ou une loi transcendantale, comme la main de Dieu. Au moins l'homme sait qu'il n'a aucun contrôle au-delà de sa propre volonté ...


Auteur : Kentaro Miura

genre : Gore, Médiéval, heroic Fantasy

nombre de tomes : 32 au Japon, 24 en France

activité : 1989 - en cours...

Résumé  du site Berserk après l'éclipse :

L'histoire de Berserk nous plonge dans un monde très proche de notre moyen âge européen, en pleine guerre entre deux royaumes qui se confrontent depuis près de 100 ans.
Ces temps troublés verront apparaître un homme, un guerrier mercenaire, qui refusera sa destinée et qui trouvera la force de lutter, seul envers tous, pour vivre à tout prix, pour protéger celle qu'il aime et montrer ainsi que l'on peut contrer le destin et que rien n'est écrit.

Berserk nous parle de la guerre et de l'amour, des rêves et des désillusions, des peurs et des espoirs des hommes. Avec des personnages charismatiques auxquels on s'attache facilement parce qu'ils ont leurs défauts, leurs angoisses, simplement humains en somme.
Le manga possède un scénario imposant et très fouillé que l'on peut aborder sur plusieurs niveaux et qui ne cesse de nous dévoiler les profondeurs de l'âme humaine. L'intérêt de l'histoire est constant avec un suspense toujours présent et on se laisse prendre au tourbillon des vies des personnages sans s'en rendre compte. L'auteur réussi ce pari difficile qui est de faire de nous non plus de simples spectateurs, mais des acteurs à part entière: on entre dans l'histoire et on la vit pleinement.

***

Berserk  est un terme issu de la mythologie nordique qui signifie guerrier-fauve qui entre dans une fureur sacrée, se rendant capable des plus invraisemblables exploits. En pratique leur folie les rendait insensible à la douleur et à la peur. Concernant ce manga, ce thème se rapporte au personnage principal de Gatsu mais je n'expliquerais pas d'avantage pour ne pas spoiler...

Je vous préviens tout de suite, ami fan d'amitié forte et inébranlable version shonen ou encore d'amour à l'eau de rose version shôjô, passez votre chemin... Berserk est un manga assez cru et violent qui aborde sans concession les faces les plus sombres de l'âme humaine. On a droit aux massacres de masse, extrémisme religieux, misère, torture,  viol, inceste, ambition sans limite, pédophilie ect, ect... Il faut dire que cet univers médiéval ravagé par les guerres successives décrit par l'auteur est assez impitoyable avec tous ses protagonistes. D'une certaine façon le monde de Berserk rappelle énormément la période de la Guerre de Cent Ans et l'Inquisition

Toutefois ce seinen est plus complexe qu'il n'y parait. L'auteur  y a vraiment fait le pari d'inventé un monde riche de personnages ayant chacun leur histoire propre. D'ailleur il est préférable d'aller du delà du tome 2 (qui est une sorte d'introduction) pour enfin comprendre le comportement du héros sinon vous aller croire que ce manga n'est qu'une stupide apologie de la violence. C'est à partir du tome 3 que commence un grand flash back nous racontant l'enfance guerrier de Gatsu ainsi que sa rencontre avec la troupe du faucon dirigé par le charismatique et ambigue Griffith.



Niveau graphisme, le style des  premiers tomes grosso modo font assez vieux. Parfois, surtout certaine posture des personnages lorsqu'ils se battent. Mais soyons indulgent le premier tome date de 1989 et à l'époque l'auteur était encore débutant. Mais tout change dans les dix derniers qui sont simplement époustouflant. On sent le soucis du moindre détail, sans non plus sombrer dans la lourdeur et l'excès comme les angel sanctuary (aïe ! ne me jeter pas des pierres les fans ^^) et le dynamisme de l'image surtout dans les combats de Gatsu dans son armure noir au point que parfois j'avais presque l'impresion de voir l'image s'animer sous mes yeux OO !

Ce qui est frustrant pour les lecteurs c'est que l'auteur prend vraiment son temps pour dessiner son histoire( ça fait quand même vingt ans qu'il est dessus et la série n'est pas prête de s'achever !). Son rythme de croisière est à peu près un tome tous les six mois, en comparaison naruto l'un des mangas les plus vendus c'est un tome par mois donc plus de quarante tome en  sept ans.

Pour moi, il n'y a pas de doute c'est le meilleur manga que j'ai jamais lu ex aequo avec Monster.


publié dans : Manga/Manhwa communauté : Sur l'étagère de mon mur
commentaires (3)    ajouter un commentaire recommander
note : tiens c'est la première fois que je met une musique en français je crois? (c'est fou ça!). J'aime particulièrement les paroles de la chanson.

vous êtes perdu? Pas panique !
Plan et lien détaillé : ici
début de l'histoire : chapitre 1
début chapitre 2
début chapitre 3


Wallen : Ya Mama


L'anniversaire


Le lendemain matin, après avoir passé une nuit blanche, Jeanne se leva de bonne heure pour préparer la douzième fête d’anniversaire d’Edelweiss. Comme à l’époque où elle était chargée de l’organisation des fêtes mondaines données par la reine, Jeanne voulait que tout soit parfait. Elle avait elle-même re-disposé les meubles du salon du deuxième étage. L’empereur s’excusant de ne pouvoir y assister avait mis à la disposition de Jeanne six musiciens qui avaient appris exprès pour l’occasion des morceaux traditionnels caliciens. Elle avait jetait un coup d’œil à la cuisine où les mamchies avaient confectionné ces gâteaux très sucrés dont raffolait les safianites et d’autres plats caliciens que leur avait appris Jeanne. Puis à toute vitesse elle avait vérifié si le jardin extérieur avait bien été débroussaillé des mauvaises herbes au cas où Edelweiss et la dizaine de kemptas qu’elle avait convié, décidèrent de jouer à des jeux à l’extérieur. Jeanne avait aussi décidé de mettre en place une coutume safianite que pour une fois elle trouvait charmante. A Chaque fin de soirée les safianites lâchent de leur balcon le même nombre de colombes que le nombre d’année de celui qui fête son anniversaire. Alors les invités essayent de lire par rapport au vol des oiseux si l’année qui va suivre sera bonne ou mauvaise.

Quand le soleil fut haut dans le ciel, Edelweiss aida sa mère à confectionner des petits paniers en osier qu’elles rempliront plus tard de friandises et qu’elles donneront aux invitées en partant pour les remercier d’être venu.

-         Tu devrais te reposer un peu, petite mère, lui dit affectueusement Edelweiss en terminant son troisième panier. Je peux finir le reste toute seule, va dormir un peu je te trouve toute pâle.

-         Non, ça ira Edelweiss. C’est le soleil qui tape trop fort aujourd’hui, il me donne toujours des vertiges. Mais ça va passer, ne t’inquiète pas.

Et Jeanne ne mentait pas lorsqu’elle disait que le soleil tapait fort. La saison chaude était bien avancée. Elle asséchait la terre jusqu’à la rendre craquelée et poussiéreuse et faisait tomber sur toute la région, une vague de chaleur si étouffante que toute l’activité économique s’en trouvait ralentit. Les gens ne sortaient pas de chez eux avant que le soleil ne se trouve à trente degrés au-dessus de l’horizon. Ils passaient leur journée à se laisser ventiler par des plumes d’autruches tenues par des esclaves. Mais aujourd’hui les plumes d’autruches se révélèrent inutile, la température devait dépasser les cinquantes degrés et seules les caliciennes qui étaient peu habitués à ce climat commencèrent à ressentir des difficultés à respirer et à se mouvoir.

Pourtant en fin de journée malgré la canicule, la fête eut lieu et comme prévu tout fut parfait. Edelweiss eut d’innombrable cadeau, une multitude de soieries, des pièces d’or, un peigne sculpté, des fleurs rares et même des colliers en argent porte-bonheur. Pendant que sa fille s’amusait dehors à essayer son nouveau cerf-volant, Jeanne épuisée renonça à lui dire qu’avec le manque de vent, il était impossible qu’il s’envole. « Elle s’en rendra compte par elle-même » se dit-elle. Et Jeanne en nage se décida à faire une pause dans sa chambre…

-         Mère ! Interpella quelque minute plus tard Edelweiss dans la maison. Vous devriez venir, nous allons bientôt lâcher les colombes, il paraît que c’est comme ça qu’ils vont lire mon avenir pour l’année prochaine. Mère ? Mère…

Edelweiss hurla en découvrant alors sa mère effondrée sur le sol de sa chambre.

  ***

 

-         Dite le moi Seigneur Oowatie, je vous en prie ! Dîtes-moi exactement de quoi elle souffre. Supplia Edelweiss au vieux fonctionnaire.

Après qu’elle eut découvert sa mère inconsciente le soir de son anniversaire, trois guérisseurs s’étaient succédaient pendant cinq jours dans la chambre que Jeanne ne quittait plus.

- Elle est très fatiguée. Elle a besoin de dormir et de se reposer. Lui mentit Oowatie.

 En regardant cette pauvre enfant malheureuse, il ne ressentait pas le courage de lui avouer que ça mère avait contracté la maladie de feu. Cette terrible maladie qui agissait surtout en été était mortelle. On ressentait de forte migraine accompagnée de bouffée de chaleur et puis un jour sans prévenir, on s’évanouissait et en général à partir de là on ne se relevait plus. La suite était pire encore puisqu’on était tourmenté par une fièvre atroce pendant une dizaine de jours avant de mourir.

Ce feu qui lui dévorait tout son corps, Jeanne le sentit pendant les fièvres délirantes qu’elle endura. Parfois, elle crut déjà être en enfer à subir les pires tortures car oui Jeanne était sûre d’avoir accompli une mauvaise action. Son devoir était de retourner en Grande-Calice la terre de ses ancêtres, mais elle s’était laissé bercer par la douceur de vivre que lui offrait la cour safianite. Elle avait pris goût à la vie oisive et avait péché par paresse. Elle revoyait dans ses délires la reine Aliénor qui lui tendait les bras, puis venait le sourire conquérant d’Arthur alors qu’il n’avait pas plus de vingt-cinq ans, elle revoyait aussi ce fier château fort calicien dominant le vignoble et la forêt environnante du comté de Jourdain. Comme elle se sentait apaisée en repensant au château de ses aïeuls !

-         Petite mère vous allez mieux ? Chuchota une petite voix à son oreille.

Jeanne ouvrit les yeux et regarda en souriant Edelweiss. Comme tout lui semblait si paisible !

Edelweiss regarda les traits à peine tirés de sa mère. À quarante-trois ans, elle n’en paraissait même pas trente. Aucun filament blanc n’avait envahi ses beaux cheveux blonds étalés sur son coussin. Allongée ainsi dans son lit,  elle ressemblait presque à un gisant, pensa Edelweiss. Elle épongea un peu son front lisse, la fièvre avait l’air d’avoir un peu baissé.

-         Voulez-vous me faire plaisir Edelweiss ? Murmura Jeanne.

-         Tout ce que vous voudrez petite mère, je suis votre humble servante.

-         On m’a dit que vos amies vous avez appris à jouer du luth. Prenez celle qui se trouve là-bas contre le mur et jouez-moi quelque chose qui vous fasse plaisir.

Aussitôt, la jeune fille s’exécuta et commença par une comptine dont elle ne comprenait que la moitié des paroles et qui parlait de cerisiers. Comma sa mère souriait les yeux clos, elle joua une chanson de geste caliciennes cette fois, sur les exploits d’un chevalier contre le roi des dragons. Au bout du sixième couplet Edelweiss s’arrêta. « Je crois qu’elle s’est endormie, je vais la laisser se reposer » se dit t-elle. Elle reposa le luth et revint au chevet de sa mère pour l’embrasser sur le front quand elle remarqua quelque chose d’anormal.

Sa mère ne respirait plus.

suite ici
publié dans : Prélude du Chaos :Mon roman
commentaires (1)    ajouter un commentaire recommander
Après une (très) longue absence me voilà de retour ! Avec la suite des aventures de nos compères dans La Cité suspendue. Et pour la musique vous aurez encore droit cette fois-ci à de la musique indienne, promis la prochaine fois je change ^^"
 Enjoy ! ^^

vous êtes perdu? Pas panique !
Plan et lien détaillé : ici
début de l'histoire : chapitre 1
début chapitre 2
début chapitre 3


Wada na tod de Lata Mangeshkar


Une intégration trop difficile

Tout le monde s’était figé de stupeur quand Edelweiss avait interrompu brusquement la conversation. Alors sa mère avait repris ses esprits la première et l’avait réprimandé d’une colère sourde.

-         Ai-je enfanté d’une demoiselle ou d’une sauvageonne ? D’où vous viennent ses manières grossières d’entrer dans une pièce ? Excusez-vous sur-le-champ de votre impolitesse à l’empereur.

A moitié rassurée de ne pas être en présence du prince Sokusaï, la jeune fille s’inclina maladroitement jusqu’au sol en marmonnant le mot pardon en ibrisme. A ce seul mot, le visage du divin prince remit de sa surprise, s’éclaira à nouveau.

-         Sa majesté me fait dire qu’elle trouve que la noble demoiselle de Jourdain fait des progrès de jour en jour en ibrisme.

-         Euh… je…Hésitai Edelweiss en regardant Oowatie puis finalement d’adressant directement à l’empereur en cadois. Je n’ai pas de mérite, puisqu’il m’a suffit d’écouter parler les mamchies lorsque l’une d’elles a cassé accidentellement un verre.

Quand on lui traduit sa réponse, l’empereur éclata de rire et Edelweiss ne put s’empêcher de rire à son tour.

-         Elle a de l’humour cette fille-là, confia l’empereur à Oowatie. Comment se nomme t-elle déjà ?

-         Elle s’appelle…Aadalvaïss, je crois.

L’empereur ne tenta même pas de le redire et ajouta :

-         Dommage qu’elle ait un nom imprononçable. Dîtes leur que je les invite toutes les deux à un récital du maître Bashibana que donnera demain le chanteur Yogi Nèspallas, un castrat réputé, au Petit Palais Impériale.

Sur ce l’empereur se leva, remercia Jeanne de lui avoir fait passer un moment agréable et s’excusa de devoir partir.

Lorsqu’elle fut certaine que l’empereur ait quitté le pavillon, Edelweiss demanda timidement à sa mère ce qu’était un castrat.

-         Je n’en ai pas la moindre idée, répondit-elle.

 

Les mois s’écoulèrent ainsi. L’empereur chercha à les distraire, à les étourdir de cadeaux et de fêtes, stimulant chaque jour leur curiosité par de nouveau jeux, des courses de chevaux, une ballade dans son parc animalier où les Caliciennes virent pour la première fois de leurs propres yeux des singes, des éléphants, des léopards et plein d’autre animaux exotiques encore. Alors que Jeanne semblait se chercher au milieu de ce monde où elle n’avait pas ses repères, Edelweiss s’épanouissait de jour en jour.

Elle avait définitivement adopté l’habit que portaient les jeunes filles de son âge. Les jeunes safianites non mariée ne mettaient que très rarement, à part lors de cérémonie officielle, le chaïma qui était un vêtement lourd et  qui encombrait les mouvements. Elles portaient simplement le romji c’est à dire la chemise à aile de papillon à col carré qui descendait jusqu’à mi-cuisse sur un pantalon bouffant en soie qui s’arrêtait mi-mollet. Puis elles se chaussaient de sandales en cuir qu’elles nouaient grâce à des rubans qui remonté jusqu’au mollet. La première fois que Jeanne et Victorine découvrirent cette tenue, elles faillirent s’évanouir de honte. Elles lui déclarèrent qu’il était inconvenant pour une femme de montrer ses chevilles nues et encore moins ses mollets, elles s’insurgèrent contre le port du pantalon et de même contre le faite qu’Edelweiss ne portait plus depuis quelque tant le corset mais sous-vêtement féminin safianite qui ne soutenait ni la taille ni le ventre mais uniquement la poitrine et qu’ils nommaient soutien-gorge.

-         C’est plus moderne ! Enchaîna Edelweiss sans se laissait étourdir par les réprobations unis de sa mère et de sa gouvernante. Lorsque je sortais dehors les autres filles de mon âge se moquaient de moi. Elles trouvaient que j’avais une allure guindée avec ce corset…

-         Comment peux-tu le savoir Edelweiss ? Je te signale qu’à part quelques mots tu ne parles pas l’ibrisme.

-         Ce n’est pas difficile, mère, de savoir quand on est l’objet de raillerie. Et puis l’ibrisme à la particularité d’être une langue très visuelle, un geste explique beaucoup de chose…

-         Ne dit pas n’importe quoi Edelweiss, de toute façon nous rentrons bientôt en Grande Calice et tu n’auras plus le choix…

-         Mais, mère ! S’emporta soudain la jeune fille qui n’avait jusqu’à présent jamais élevé la voix contre sa mère. Cela fait des mois que vous me répétez le même refrain et cela fait plus de sept mois que nous sommes toujours ici. Avouez que vous vous plaisez ici ! Avouez que l’attention que nous porte l’empereur ne vous dérange pas !

Ce fut trop. Le soufflet que reçu l’insolente du plat et du revers de la main cingla sur ses deux joues avec la même intensité que deux coups de fouet. Alors que la plupart des jeunes filles auraient fondu en larmes et se serraient confondue en excuse les plus plates, Edelweiss toisa sa mère, furieuse, les joues rougis et lui annonça qu’elle n’avait pas l’intention de changer de tenue avant d’être rentré en Grande Calice. Puis sur ses paroles elle s’enfuit en courant.

Jeanne sous le choc se demanda alors qu’elle était la meilleure position à adopter. L’éducation qu’elle avait reçu elle-même la poussait à rechercher sa fille et à la rosser en public jusqu’à ce que l’insolente se repentît de sa faute. Mais voilà, la violence n’était pas dans la nature de Jeanne. Elle pouvait aussi la congédier à la maison, la priver de sortir de sa chambre et l’obliger à réécrire des milliers de fois l’un des commandements du décalogue « tu honoreras ton père et ta mère » mais Jeanne douta que cette punition fasse effet sur une enfant qui avait hérité du même caractère buté que son père. Elle pourrait oublier cet incident mais cela aurait signifiait s’avouer que son autorité était bafouée.

Jeanne se retrouva face à une évidence ; elle n’avait aucune idée de la façon d’éduquer un enfant. Toute sa propre vie elle n’avait pratiquement jamais vu  ses parents et elle-même n’avait vu que très rarement sa propre fille. La circonstance exceptionnelle qui la forçait à cohabitée avec Edelweiss été pour elle tout nouveau. Elle avait vraiment découvert au fil des mois sa vraie personnalité. Elle avait observait pour la première fois sa fille jouer dans la cour intérieure à la balle avec de jeunes kempta, rire de joie comme si elles s’étaient toujours connues alors qu’elles ne se comprenaient même pas. Elle avait remarquait également cette complicité fraternelle qui commençait à naître entre elle et l’empereur. Tout comme Arthur, Edelweiss aimait les pitreries et n’hésitait pas à en faire des tonnes pour faire jusqu’à pleurer de rire le divin Prince. Et ce qu’Edelweiss aimait par-dessus tout c’était imiter les manières et les mimiques des autres courtisans, ce qu’elle réussissait d’ailleurs à la perfection. L’empereur qui n’avait apparemment peu de temps pour se détendre, partageait l’après-midi hebdomadaire qu’il passait au pavillon Des Quatre Dattiers entre sa visite de courtoisie à Jeanne et les plaisanteries  qu’il inventait avec Edelweiss.

Plus le temps passé, plus les rares informations provenant de la Grande Calice était catastrophique. Tout d’abords l’empereur lui-même lui apprit, l’air de rien au cours de sa visite, qu’ils avaient retrouvé la trace du cardinal Andreotti, qu’il avait réussi à trouver un bateau pour la Calice, mais que ce dernier avait échoué en mer parce qu’il était parti en début de saisons et que les risques de tornades étaient toujours présents. Puis une mauvaise nouvelle en entraînant une autre, Oowatie lui rapporta que les relations diplomatiques entre l’Empire et la Calice commençaient à se dégrader à cause des récents bouleversements politiques qui secouent le pays. La reine a été mise en cause pour la dernière chute économique qui a entraîné une famine sans précédent dans tout le pays. À cause du chaos qui règne, personne ne sait si la reine a finalement était destituée ou pas. Et l’Empire a menacé de cesser tous commerce avec la Grande-Calice, si cette dernière ne remboursait pas les dettes qu’elle avait contractées dix ans auparavant.

-         Mais enfin c’est impossible s’insurgea un jour Jeanne face à Oowatie. Je me souviens de cet accord, c’était sous le règne du feu roi Théodelphe. En signant, l’Empire savait très bien que la Calice serait dans l’impossibilité de rembourser dans un délai aussi court.

-         Alors il ne fallait pas signer ! Mais quoi qu’il en soit, aujourd’hui la Grande-Calice est empêtré dans un sacré problème. Vos ennemis ont, paraît-il, déjà envahi le Nord-est du pays. Justement j’ai été nommé ambassadeur en Calice pour essayer de parlementer à nouveau mais vu la situation, cette nomination n’est vraiment pas un cadeau…

-         Et le prince Sokusaï ?

-         Il a tourné la page sur la politique. Il ne veut plus s’y impliquer. Je suis allé lui rendre visite le mois dernier et je peux vous affirmer qu’il n’a jamais été plus heureux qu’en province loin de la Cité. Il s’occupe tant de sa fille que les nourrices commencent à être mécontentes. Elles n’arrêtent pas de lui dire que ce n’est pas le rôle d’un homme de langer un enfant, mais il s’en fiche et à dire vrai il est une meilleure mère qu’elles.

-         Je suis heureuse pour lui. Mais seigneur Oowatie je n’arrive pas à  croire ce qui arrive à mon pays ! Vous savez, avec le recule, je fini par me demander si tout cela n’était pas déjà pensé à l’avance par l’empereur.

-         L’empereur ? C’est peu probable. Il y a dix ans vous savez, il avait à peine huit ans et la géopolitique n’était pas encore sa principale priorité. S’il y avait quelqu’un qui avait véritablement les rênes du pouvoir, c’était sa mère, la Vénérable Reine Mère.

-         Mais depuis combien de temps exactement l’empereur est-il sur le trône ?

-         Laissez-moi réfléchir… c’était il y a… c’était il y a treize ans, il ne devait pas avoir plus de cinq ans.

-         Cinq ans ! S’écria Jeanne. Comment peut-on laisser un enfant si petit régner sur un pays aussi vaste que le vôtre ? Aucun seigneur n’a t-il jamais été tenté de profiter de la minorité du souverain pour le destituer et prendre sa place ? C’est souvent ce qui se passe en Grande-Calice. Le pouvoir n’est pas un jeu pour enfant.

-         Non ces choses là n’existe pas chez nous et vous savez pourquoi ? Parce que la dynastie qui règne sur l’Empire à plus de mille ans. Depuis tout ce tant, les empereurs qui se sont succédé de père en fils sur le trône étaient tous des descendants directs du légendaire empereur fondateur. Le peuple a tellement intégré le pouvoir impérial dans ces mœurs qu’elle est très attachée à leur souverain et pour rien au monde n’accepterait un étranger qui n’est pas de la lignée du fondateur.

Soudain Oowatie regarda autour de lui comme s’il était avait peur que l’empereur paraisse alors qu’il était venu, il y a deux jours.

-         Madame, je vous demanderai d’éviter de parler des affaires de la Grande-Calice avec le divin Prince. Lorsqu’il vient vous voir c’est justement pour oublier les affaires d’Etat.

-         J’ai bien compris que pour lui le Harem est un endroit de détente…

-         Pas vraiment Madame. Il ne faut pas croire que c’est seulement un endroit où les femmes lui sont offertes corps et âmes. Non ! C’est bien plus complexe. Les femmes manigancent aussi bien que les hommes, elles intriguent pour obtenir des privilèges et elles sont capables du pire pour atteindre leur but. Ici, au pavillon Des Quatre Dattiers, il est certain de ne pas avoir affaires à des femmes qui lui demanderont un poste pour un oncle, ou encore des bijoux ou une nouvelle garde robe. Je crois qu’il aime vous faire des cadeaux parce que vous ne lui demandai jamais rien. Madame, si je pouvais me permettre de vous donner un conseil, ne retournez pas en Calice. Votre défunt mari avait vu juste, la Calice est en plein déclin. Et puis vous avez vendu vos terres, vous n’avez plus rien là-bas. Que feriez-vous, veuve, dans un pays ou le pouvoir n’existe plus ou il n’y a plus rien à manger ?

-         Seigneur Oowatie !

Jeanne s’était levé d’un bond, le visage empourpré.

-         Où je compte aller ne vous concerne pas !

-         Madame, je vous en prie ! Ne vous emporté pas comme cela, je ne voulais que vous conseiller, libre à vous de prendre votre décision. Mais pensez à vous et surtout pensez à votre fille. Ici vous aurez tout, là-bas, tout sera à refaire.

 

Suite ici

publié dans : Prélude du Chaos :Mon roman
commentaires (4)    ajouter un commentaire recommander
Rapellez-vous  ! Il y a plusieurs mois maintenant je vous avez posé l'énigme du condamné à  mort :


Un sorcier est accusé par un roi de sorcellerie. Il est alors condamné à mort.
On lui laisse tout de même une chance de s'en sortir. Le jour du jugement, on lui présentera deux parchemins, l'un le fera exécuter, l'autre fera de lui un homme libre.
La veille de ce fameux jour, une personne vient le voir en prison et lui annonce que les parchemins vont être truqués, et que les deux indiqueront sa condamnation à mort. Il a toute la nuit pour trouver une solution, et empêcher de se faire exécuter.
Cependant, il ne peut pas faire apparaître qu'il y a eu tricherie, sans quoi, il discréditerait le roi, et il serait condamné sur le champ sans lui laisser une autre chance.

aidez ce condamné à trouver une solution qui lui sauvera la vie...

Enfin (merci seishin!) la réponse, je l'a met en foncé au cas où vous avez l'envie de résoudre l'énigme sans aide :


Le sorcier devra choisir le parchemin qu'il ne choisira pas. Etant donné que se sera forcément une condamnation à mort, le peuple en déduira que le second parchemin restant libèrera le sorcier. Le roi n'ira pas vérifier pour ne pas être accusé de tricherie.c Ainsi l'honneur du roi est sauf et la liberté du sorcier retrouvé !

Seishin, bravo ! Tu gagnes un article de ton choix !
publié dans : Humour
commentaires (3)    ajouter un commentaire recommander

Présentation

Commentaires Récents

Images Aléatoires

Texte Libre

 

Geo Visitors Map

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus