Implosion [Momento Mori]

Publié le par Sãmbre Calliopé

note calliopé : bon alors dans le thème "joyeux et guilleret" je pense qu'on peut faire mieux ^^". Promis la prochaine fois je ferais quelque chose d'un peu moins dépressif... et pour l'image, elle est tirée du film Rimbaud Verlaine.

Miyavi : Requiem
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Ca tremble sous mes pieds...


Une digue vient à céder...


Ce seïsme intérieur, essayer de ne pas y penser...

retenir ses secousses, sans y parvenir...

Et ça resurgit brutalement sans prévenir.


Ca m'éblouit, m'irradit de lumière, cette vérité, cette vérité...

J'ai peur... inondé de soleil, je pleure.


Quand je pense que dans cent ans je ne serais plus...

Ca me terrorise, cette vérité si claire, elle me brûle...


Qu'un jour puisse éclore sans que je n'y prenne part,

je ne veux pas le croire.

Que le monde immuable continue de tourner,

Je ne veux l'imaginer.


Finir au fond d'une boîte ou en cendre dans la mer

Ca ne m'intéresse pas...

Que mon existence soit réduit à un éloge funèbre

Ca me désespère...


J'ai si mal, que ça me paralyse.

Je me sens vide, je m'insupporte...


Je reste là, amorphe. Ecrasée par le poids de ma faiblesse...

Il n'y a que là que j'entends les battements de mon corps

Tic tac, tic tac... Mes pulsations de vie...

Ah...je comprends, ce sont les trotteuses de ma mort.


L'horloge de ma vie, je la possède au fond de ma poitrine.

elle a lançé le compte à rebours dès le premier jour.

Monsieur l'horloger, s'il te plait ne m'éteint pas!


Ca tamborine si fort, je t'en prie ralenti...

Non j'ai perdu une seconde...puis une autre... encore...

Monsieur l'horloger, quand je serais abîmée, tu vas me jeter?


Elle est bien triste la condition humaine

réduite à une quête vaine de l'immortalité

Elle s'essouffle en pleine course, s'asphyxie de vanité

Et ça tourne autour de moi, et ça se transforme en haine...


Allons bon, debout !

Tu es trop jeune pour songer à ce genre de chose

Mes muscles se décontractent, mon esprit se libère

Ma raison reconstruira la digue. Allez il ne faut plus y penser !


J'ai des réflexes d'ivrogne, j'ai besoin de boire pour m'oublier

Je me soûle jusqu'au coma éthylique

d'idées comme « carpe diem », « on ne vit qu'une fois », si pathétique...

A force, je t'assure je finis par y croire avec sincérité


Ca y est, le seïsme est passé.


Triste humanité...





Publié dans Mes écrits

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zarbifalafolle 08/11/2008 11:18

Je trouve aussi que ton texte dégage beaucoup...
la question qui nous perturbe toujours, celle de notre mort, ce coeur qui peut arrêter en un instant notre vie... c'est très fort. Comment se confronter à notre seule vérité: notre mort?

et pis bon, ben on décide pas de l'imagination... =) parfois c'est très triste, parfois plus joyeux ^_^

revelise 15/10/2008 14:52

Un texte très fort, bisous

Sãmbre Calliopé 30/10/2008 22:03


merci beaucoup ^^

biz